Une licence LEA – Langues Étrangères Appliqués- après le Bac ES

Guid'Formation | 28.07.2016 à 09h43 Mis à jour le 28.07.2016 à 10h01
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En voilà un cursus qui fait la part belle à l’international et à l’ouverture sur le monde. Dans un contexte de plus en plus mondialisé, il n’est pas étonnant de constater que la licence LEA est une des licences les plus demandées à l’université.

Programme peu littéraire et tourné vers l’apprentissage des langues étrangères, les bacheliers ES y trouvent donc un lieu idéal pour s’accomplir professionnellement. Ce n’est pas pour rien que près de 40 % des élèves de LEA viennent, chaque année, de la filière « économie et sociale ».

L’objectif principal de cette formation est de former les étudiants à des postes à vocation internationale au sein d’entreprises situées aux quatre coins de la planète. La finalité professionnelle d’un programme telle que LEA se retrouve dans l’enseignement et dans la façon dont est abordé le programme.

Focus sur un cursus qui risque de vous faire voyager à travers le monde.

LEA : trois années axées sur l’apprentissage des langues étrangères… mais pas seulement

À première vue et quand on ne connait pas le contenu exact du programme, on pourrait penser que l’emploi du temps n’est composé que de cours de langues. Mais ce n’est pas exactement le cas…

En première année, l’étudiant va devoir choisir deux langues qu’il va pouvoir approfondir tout au long de son cursus. Un certain niveau en langues est déjà requis pour ne pas être trop perdue dès le début de l’année. Si le choix varie d’un établissement à un autre, la première langue choisie (et souvent imposée) est la langue de Shakespeare : l’anglais ! Pour la seconde langue, même si cela va dépendre de l’établissement dans lequel le bachelier s’est inscrit, il aura à choisir probablement entre : espagnol, allemand, italien, portugais, chinois, arabe, russe, hébreu, norvégien, polonais…. Que les futurs diplômés ne s’inquiètent pas, il y a de quoi faire !

Notez également que l’initiation à une troisième langue est possible dans certaines universités.

Mais attention, le champ d’enseignement s’étend bien au-delà d’un simple apprentissage de deux (ou trois) langues étrangères. C’est ici que le bachelier ES peut faire la différence de par sa culture générale et son large champ de compétence, exploité depuis la classe de première. Dès la première année, des cours de droit, d’économie générale et d’entreprise font leur apparition. Ils sont renforcés par la suite par des leçons de marketing ou de gestion financière. C’est là qu’est l’importance de se renseigner sur le contenu exact d’une formation avant d’y postuler.

Des stages obligatoires, ou comment professionnaliser plus rapidement les étudiants

Les stages en licence LEA sont obligatoires pour pousser les élèves au plus près de la réalité du monde professionnel. La durée du stage va varier selon l’université choisie car elle est fixée par chacun des responsables. Le minimum est de 6 semaines et peut grimper jusqu’à 4 mois.

Autre critère qui est défini par chaque université : le lieu du stage ! En France dans une entreprise internationale ou bien directement à l’étranger, tout est possible ! Certains laissent le choix aux étudiants, d’autres imposent de sortir de l’hexagone.

Prenons l’exemple de l’université de Toulon. Le département LEA demande à ses étudiants d’effectuer deux séjours à l’étranger, un dans chaque langue choisie. En deuxième année, il s’agit d’une immersion culturelle et linguistique donnant lieu à rapport d’études. Et en L3, les deux mois de stages à l’étranger serviront à découvrir un secteur bien précis (tourisme, hôtellerie, communication…) pour soutenir, une nouvelle fois, un rapport de stage.

3 années d’ouverture sur le monde : pour faire quoi ensuite ?

Obtenir cette licence LEA offre de nombreux débouchés. En effet, de nombreux secteurs sont accessibles : management de projet, traduction, commerce international, import-export, relations publiques….

S’il est possible d’intégrer le marché du travail directement après la licence, il est tout de même fortement conseillé de poursuivre en master. La licence étant assez généraliste, ce cycle master servira de spécialisation aux étudiants qui pourront décrocher plus facilement un emploi par la suite.

Ces deux années permettront de mettre vos compétences d’expert en langues étrangères au service des nombreux domaines qui s’offrent à vous. Les postes occupés par les diplômés sont tous différents les uns des autres et les perspectives d’évolutions de carrière sont intéressantes et peuvent mener assez rapidement à des postes de cadre.

Envie de devenir professeur de langues en collège ou lycée ? Une poursuite en Master et vous voilà sur la route du CAPES.

Vous l’aurez compris, un bachelier ES à toutes les cartes en mains pour intégrer une licence LEA, la réussir et ensuite briller en Master dans le but de décrocher un métier dans lequel il pourra s’épanouir.