Se diriger vers une licence Éco-Gestion après un Bac ES

Guid'Formation | 29.07.2016 à 10h38 Mis à jour le 20.09.2016 à 17h11
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Comme son nom l’indique, voici une licence qui va convenir parfaitement aux élèves provenant de la filière ES. Ce n’est pas une surprise de voir que, en 2014, cette voie universitaire était composé de près de 29% des futurs économistes et sociologues.

Bien que conçue pour les novices en économie, cette licence avantage les bacheliers ES du fait de leur apprentissage de l’économie qui a débuté en classe de première. En parallèle, il convient de ne pas être réfractaire aux mathématiques. Les élèves ayant suivi l’option maths en terminale seront donc particulièrement à l’aise dans ce cursus.

Coup de projecteur sur une formation qui prépare les étudiants aux fondamentaux de l’économie et de la gestion d’entreprise.

Une formation aux accents plus « matheux » qu’il n’y parait

Tout bon bachelier ES qui se respecte doit forcément être à l’aise avec les chiffres. Il doit savoir les comprendre, les analyser et comment les utiliser. C’est l’objectif de cette formation, faire des étudiants de véritables professionnels de l’économie et de la façon de gérer une entreprise.

L’enseignement en éco-gestion va être décomposé en 3 phases.

Première phase : la phase économique ! L’étudiant va ici aborder tout d’abord le fonctionnement d’une économie (macroéconomie) ainsi que le comportement des acteurs économiques (microéconomie). Il est important de bien comprendre l’environnement économique et financier dans lequel on évolue pour coller au plus près de la réalité.

La deuxième phase, elle, sera plus basée sur les outils dont a besoin l’économiste pour bien se situer dans son environnement. C’est ici que les compétences en mathématiques de l’étudiant vont faire la différence avec des cours de statistiques, d’informatique et bien sûr, de mathématiques. Il est capital de ne pas négliger cette partie. En effet, l’étudiant aura beau connaitre sur le bout des doigts le contexte économique, cela ne lui servira que très peu s’il ne sait pas comment exploiter et utiliser ses connaissances.

Enfin, une licence éco-gestion ne serait pas complète sans une partie gestion. Voici la troisième phase de cette formation. Même si cette troisième partie représente un volume horaire plus faible que les deux premières, il ne faut pas pour autant la laisser de côté. Elle va permettre d’initier les élèves aux bases de la gestion d’entreprise, chose que peu de lycéens abordent auparavant.

Existe-t-il des spécialisations au sein du parcours ?

Bien entendu, l’étudiant aura la possibilité de se spécialiser durant la licence et notamment en troisième année. C’est à ce moment que l’étudiant devra se demander si son cœur balance plutôt pour l’économie ou pour la gestion.

Tout en continuant de suivre le schéma de cours qui balaie les deux domaines, il pourra opter pour des matières qui lui permettront d’approfondir ses connaissances dans l’un des deux.
 
Parmi ces matières, on va retrouver notamment :
  • Analyse économique ;
  • Mathématiques-économie ;
  • Finance ;
  • Comptabilité ;
  • Gestion des entreprises ;
  • Systèmes d’information…
 
Mais après ces trois années, quels débouchés pour les diplômés ?

Tout d’abord, il est important de noter qu’il est possible de se réorienter dès la fin de la première année. En effet, il est toujours possible de se tromper dans son choix. L’admission en DUT ou dans une autre licence est tout à fait possible. Cependant, chaque université a ses propres règles en matière de réorientation et de passerelles entre les cursus.

La particularité de cette licence réside dans le fait que les débouchés sont multiples et dans un grand nombre de domaines. La poursuite d’études est conseillée et recommandée pour les étudiants.

L’accession en master (bac +5) est la voie la plus empruntée. Et la spécialisation de troisième année va, le plus souvent, déterminer la nature du cursus post-licence. On peut citer par exemple, l’IAE de Nantes qui propose, à ses élèves sortant de la licence éco-gestion des masters comme :
  • Analyse et politiques économiques ;
  • Comptabilité-contrôle ;
  • Finances et affaires internationales ;
  • Management.
 
L’offre de formation est assez complète, de façon à coller à tous les types de profils possibles.