Opter pour une école spécialisée après un Bac ES

Guid'Formation | 31.08.2016 à 14h23 Mis à jour le 31.08.2016 à 14h25
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S’il y a bien un avantage avec le Bac ES c’est qu’il ouvre de nombreuses portes aux bacheliers qui ont donc de multiples possibilités d’orientation.

Un des choix que peut faire un néo-bachelier économique est de se diriger vers une école spécialisée qui pourra le former dans une spécialité bien particulière. Que ce soit en trois ou cinq ans (bachelor ou master), c’est une filière prisé par les étudiants. En effet, en 2014 c’est environ 13% des bacheliers ES qui ont choisi ce type d’études.

Zoom sur des cursus qui se veulent proche du monde du travail.

Les écoles de communication

Une école de communication peut s’intégrer à plusieurs niveaux. En effet, les écoles proposent maintenant aux étudiants de les rejoindre soit après le Bac, après un cursus Bac +2 (DUT ou BTS) ou bien même encore après une licence ou un bachelor. Le but est de les amener vers un Master 2 afin de former de véritables professionnels de la communication.

Le domaine de la com’ étant relativement vaste, on va trouver deux types d’écoles. Celles qui offrent un enseignement général qui balaye tous les aspects du domaine, le tout avec des options que chaque étudiant choisit librement. Et celles qui vont s’axer sur une spécialité en particulier : événementiel, web design ou marketing par exemple.

Le Bac +5 (éventuellement le bac +4) est un minimum pour pouvoir ensuite prétendre à exercer un emploi à responsabilité dans le domaine. Parmi les métiers de la com’, on va pouvoir retrouver :
  • Chargé de communication ;
  • Directeur de la communication ;
  • Webdesigner/Graphiste ;
  • Community Manager ;
  • Attachée de presse ;
  • Chargé des relations publiques…

Ces métiers peuvent être plus facilement accessible si l’étudiant a effectué tout ou partie de ses études en alternance. Il possèdera une expérience professionnelle non négligeable et aura déjà pu se construire un réseau.

Les IEP : Instituts d’Études Politiques

Vous connaissez tous, sans doute, le fameux établissement parisien « Sciences Po » ? Eh bien,  il s’agit d’un des dix IEP (Instituts d’Études Politiques) présent aux quatre coins de la France. Les meilleurs élèves de la filière ES trouveront ici un lieu idéal pour enrichir leurs acquis. Mais attention, les études en IEP ne sont pas de tout repos.

L’enseignement se fera en deux cycles. Le premier dure 3 ans et valide un Bac +3. Il est pluridisciplinaire et assez général. Le deuxième cycle emmène les étudiants jusqu’au grade Master et servira à spécialiser les étudiants dans un domaine bien particulier.

Afin d’intégrer le cursus prestigieux des IEP, il sera nécessaire de réussir le concours d’entrée. Qu’il soit commun à 7 des IEP ou bien indépendant (Paris, Bordeaux et Grenoble), il reste une étape déterminante et un réel obstacle pour bon nombre des candidats. En effet, seulement 10% des courageux qui ont tenté leur chance au concours, le réussissent. Il convient donc de le préparer un maximum pour maximiser ses chances de réussite.

Pour tout savoir sur les IEP, consultez notre article spécialement dédié à l’aventure Sciences-Po !

Les écoles du secteur social

Le secteur du social se choisit souvent plus par vocation que par la filière dont on provient. Ainsi, un bachelier ES qui sent que cette voie peut lui convenir se servira à la fois de son intérêt pour le domaine que de ses compétences acquises au lycée pour réussir.

Le secteur du social prépare à 11 Diplômes d’États (DE), qui vont chacun former à un aspect différent et correspondent à un métier bien précis. L’obtention du Bac (et notamment du Bac ES) peut conduire aux DE suivants :
  • DE d'assistant de service social (DEASS) ;
  • DE d'éducateur de jeunes enfants (DEEJE) ;
  • DE d'éducateur spécialisé (DEES) ;
  • DE d'éducateur technique spécialisé (DEETS) ;
  • DE de conseiller en économie sociale et familiale (DECESF) : accessible après un bac +2 et plus ;
  • DE de médiateur familial (DEMF) : accessible après un bac +2 et plus.
 
Il est important de bien avoir à l’esprit que ce sont des formations qui ont un côté pratique très important. Il faut exercer directement sur le terrain pour pouvoir assimiler les ficelles de chacun des métiers. Près de la moitié du programme est consacré à l’enseignement professionnel. Notre bachelier bénéficiera d’un suivi individuel pour qu’il puisse avancer sereinement dans l’apprentissage de son futur métier.

Côté admission ? Sur concours. Composé d’épreuves écrites et d’un entretien, il sert à vérifier la motivation, le sérieux ainsi que l’aptitude du candidat à évoluer dans le monde du social.

Les écoles du secteur paramédical

De la même manière que dans le social, les écoles paramédicales préparent à différents DE (Diplômes d’États) qui forment chacun à un métier différent :
  • DE d’infirmier ;
  • DE d’aide-soignant ;
  • DE de masseur-kinésithérapeute
  • DE de puériculteur ;
  • DE de de technicien de laboratoire ;
  • DE de manipulateur d’électroradiologie médicale ;
  • DE d’ergothérapeute ;
  • Certificat de capacité d’orthophoniste/d’orthoptiste.

Ces formations se préparent généralement au sein d’écoles et d’instituts et durent de 3 à 5 ans.

Pour les admissions, certains DE vont être plus facile d’accès que d’autres pour nos bacheliers ES. En effet, les parcours de kiné ou d’ergothérapeute par exemple vont demander des connaissances scientifiques importantes que n’ont pas forcément des élèves provenant de la filière ES. Il faudra donc passer par une prépa si le choix de l’étudiant s’arrête sur ces formations. A contrario, les formations d’infirmier ou d’orthophoniste sont plus accessibles, le concours ne comportant pas d’épreuves de sciences.

Un planning dense et une professionnalisation importante seront à prévoir durant ces études. En effet, l’emploi du temps de 35h hebdo est adapté à la demande des professionnels. L’objectif est de former des étudiants aptes à évoluer sur le marché de l’emploi une fois leur diplôme en poche. Cela passe par l’intermédiaire de stages, de projets tutorés, de travaux dirigés et d’échanges avec des professionnels.

Les écoles d’art

Que les bacheliers ES se rassurent, il n’y a pas d’obligation de filières pour intégrer une école d’art. En effet, on pourrait penser que le BAC STD2A (Sciences et Technologie du Design et des Arts Appliqués) est requis pour entamer un parcours dans cette voie mais il n’en est rien.

Les cursus en arts et notamment les écoles sélectionnent leurs candidats, non pas en fonction de leur filière d’origine, mais au vu de leur sensibilité artistique, leur motivation et leur créativité. La forte culture générale inculqué en ES va permettre une certaine ouverture d’esprit et une analyse pertinente qui leur ouvrira les portes des écoles les plus prestigieuses : ENSAD, ENSAT, ENSCI…

Mais la particularité du domaine artistique réside dans la multiplicité de ses parcours et de ses diplômes.
Première possibilité, sûrement la plus connue : les écoles des beaux-arts. Au nombre de 40 en France, elles proposent des formations artistiques en 3 ou 5 ans. Fortement demandées, il est donc difficile d’y entrer et d’obtenir un DNA (Diplôme National d’Art) ou un DNSEP (Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique).  

Puisque l’art ne se résume pas simplement aux arts plastiques, il existe les écoles nationales supérieures d’arts. Ces écoles délivrent le plus souvent des diplômes à Bac +5 et balayent un large champ de spécialités : design, cinéma, théâtre, arts décoratifs, métiers de l’image et du son, photographie… Autant de possibilités mais qui demande une grande préparation étant donné la difficulté des concours d’entrée.

Les anciens bacheliers ES auront également la possibilité de tenter l’aventure d’une des 7 ESAA françaises. Ces écoles supérieures d’arts appliqués très convoitées proposent des formations artistiques qui garantissent, aux diplômés, une entrée réussie sur le marché du travail.

Toutes ces formations peuvent parfois nécessiter une année de prépa, selon le profil et le niveau des candidats. Cela permettra d’être mieux armé pour se présenter aux concours d’entrée et ainsi avoir plus de chances d’intégrer l’école souhaitée.

Les écoles d’architecture

Il existe, en France, 22 écoles d’architectures reconnues par l'État et par l’Ordre des Architectes. Elles requièrent toutes un minimum de 5 ans d’études après le Bac pour pouvoir exercer des postes à responsabilités.

Parmi ces 22 écoles, 20 sont regroupés sous le nom d’ENSA (Écoles Nationales Supérieures d’Architectes) et forment près de 90% des futurs architectes. Le cursus de formation dans ces établissements se déroule de la façon suivante :
  • Diplôme d’Études en Architecture (DEA) qui se prépare en 3 ans ;
  • Diplôme d’État d’architecte (DE) qui s’obtient au niveau Bac +5 ;
  • L’Habilitation à l’Exercice de la Maitrise d’œuvre en son Nom Propre (HMONP) qui permet aux étudiants après une sixième année d’études d’exercer la profession d’architecte en libéral.

Les deux autres écoles habilitées à former les futurs architectes sont l’École Spéciale d’Architecture de Paris et l’INSA (Institut National des Arts Appliqués) de Strasbourg.

Le fait que le Bac ES soit un Bac plutôt généraliste est un avantage pour pouvoir intégrer ce type d’établissements. Le cursus architectural pourra demander, pour certains étudiants une légère remise à niveau en début de cycle, mais les compétences et la motivation seront les clés de la réussite d’un bachelier ES.