Tenter un Bachelor dans une école de Commerce

Guid'Formation | 16.09.2016 à 10h27 Mis à jour le 16.09.2016 à 10h27
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C’est une tendance qui se développe depuis maintenant quelques années. Les grandes écoles de commerce proposent à leurs futurs étudiants d’intégrer leurs murs dans le cadre d’un Bachelor.

Ces nouveaux programmes se déroulent le plus souvent en trois ans et plus rarement en quatre. Ils s’inspirent de plus en plus des fameux PGE (Programmes Grandes Écoles) pour délivrer une formation de qualité  qui plonge les néo-bacheliers dans le bain des études supérieures.

Autre avantage, il convient parfaitement aux étudiants possédant un Bac ES ! Le tout sera d’être désireux d’en savoir plus sur le monde du commerce et de s’intéresser à ses composantes.

Intégrer une première année de Bachelor

Intégrer une école de commerce après le Bac n’est pas chose aisée. Si certains ont choisi la voie de la prépa (voir notre article sur la prépa commerciale), d’autres souhaitent intégrer le bachelor dès la première année de leurs études post-bac.
Il va falloir, pour cela, passer par l’étape du « concours d’entrée ». Cette étape va permettre l’accès à plus 70 programmes reconnus par l’État, dont la moitié sont visés par le ministère de l’Enseignement Supérieur.

La plupart des concours sont payants et nécessitent de s’inscrire (sur APB dès l’ouverture au mois de janvier) pour pouvoir y participer. On pourra citer notamment :
  • Atout +3 : 8 écoles ;
  • Bachelor EGC : 22 écoles ;
  • Ecricome Bachelor : 3 écoles.

Similaires selon les concours, les épreuves se déroulent en une journée et ne nécessitent pas de préparation particulière hormis pour l’épreuve orale (entretien de motivation). Il s’agira tout de même de savoir de quoi est composé le concours et quelles compétences seront mises à l’épreuve. Les bacheliers économiques pourront mettre à profit leurs acquis et leur culture générale dans des tests de logique, une synthèse de documents et un QCM d’anglais. Il faudra donc être rapide et efficace dans chacune des situations.

Les épreuves écrites ont lieu, le plus souvent au mois d’avril avant des oraux au mois de mai. Résultat des courses ? Durant le mois de juin ou au début du mois de juillet.

Deux années généralistes avant de se spécialiser en troisième année

La plupart de ces formations balayent, pendant les deux premières années, le monde commercial et de la gestion. Les élèves vont donc avoir des cours de marketing, de communication, de finance, de droit, de politique commerciale…
Outre les cours dits « classiques », on prépare également les étudiants aux fondamentaux de la gestion et du fonctionnement d’une entreprise. Des projets de création d’entreprise pourront même être proposés.

En fin de cursus, chaque bachelier ES devra donc choisir une spécialité. Elles vont différer d’un établissement à un autre et notamment en fonction des entreprises et des activités de la région. À titre d’exemple, Kedge Business School proposera la spécialité « transport international et logistique maritime » à Marseille et « Marketing et supply chain » sur le campus bordelais.

Commerce international, affaires internationales, management du sport… Autant de possibilités pour les étudiants qui souhaitent mettre un pied dans un secteur en particulier.

Certains programmes comportent également un fort accent international de par l’organisation de leurs études. L’ISG (Institut Supérieur de Gestion) offre la possibilité à ses étudiants de réaliser une partie (ou la totalité) de leur troisième année dans l’une de leurs universités partenaires dans le but d’obtenir un double diplôme. D’autres écoles optent pour la combinaison 2 mois de stages à l’étranger + 2 semestres de cours durant le cursus.

Comment bien choisir son Bachelor ?

Choisir une école pour les trois années suivant le Bac peut parfois être difficile. Il faut être sûr de son choix pour ne pas perdre une année d’études par exemple. Il existe des indicateurs qu’il convient de consulter avant de se lancer dans l’aventure.

Dans un premier temps, veillez à bien regarder si le diplôme est visé par l’Éducation Nationale ou non. Cela garantit une certaine qualité des enseignements et de la formation en question. Le diplôme peut également posséder les labels EQUIS (label de référence en management) ou AACSB (label américain rare en France) qui sont de très bons indices de confiance.

Le bachelor qui vous intéresse appartient à un groupe ? Au sein de ces formations vous pourrez bénéficier des services de relations internationales, des bases de données de stages et d’emplois  et de la vie associative de l’ensemble du groupe (groupe IDRAC, KEDGE, ESC…).

Bac +3 en poche, que faire ensuite ?

Le bachelor de commerce n’échappe pas à la fameuse question que bon nombre de diplômés se pose chaque année : dois-je continuer mes études ou m’insérer dans la vie professionnelle ?

Il est possible de s’aventurer sur le marché du travail une fois diplômé. Et notamment ceux sortant des ESC (écoles supérieures de commerce) qui sont près de 90% à trouver un emploi rapidement après avoir décidé de ne pas poursuivre leurs études. Des possibilités de début de carrière à l’étranger sont également envisageables.

Cependant, la tendance reste à la poursuite d’études. Dans l’ensemble, c’est près de 8 élèves sur 10 qui optent pour ce choix. Ils souhaitent poursuivre jusqu’à Bac + 5 dans le but de s’assurer un poste à plus haute responsabilité et un meilleur salaire.